Tout comprendre sur l’Affaire Cahuzac

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Affaire Cahuzac : que lui est-il vraiment reproché ?

Si nous devions résumer le quinquennat de François Hollande par un mot, il ne fait nul doute que ce mot serait « couac ». En effet, les situations dérangeantes au sein de sa propre majorité ont été nombreuses. Parmi ces situations, l’une d’entre elles a évidemment encore plus attiré l’attention, les regards et cristalliser les colères, il s’agit bien entendu de l’affaire des comptes cachés du ministre de l’époque Monsieur Cahuzac.

Retour sur une affaire qui continue à faire couler beaucoup d’encre.

La création de société en Angleterre, à Hong-Kong, au Delaware ou ailleurs dans le monde n’est pas en soit illégale. En effet, il suffit de déclarer ces structures à l’administration locale afin d’être parfaitement dans les clous. Il en est de même d’ailleurs pour les comptes bancaires offshores. Et disons qu’en terme de déclaration, Mr Cahuzac aurait pu faire mieux pour ainsi dire.

Tout commence en 1992 quand il ouvre par l’intermédiaire d’un avocat, un premier compte offshore en suisse (UBS). En 1993, il ouvre un deuxième compte personnel dans ce même établissement avec comme non de code « Birdie ». Toujours en 1993, il met en place un mandat de gestion avec le groupe Projet finance (ancienne banque REYL) avec lequel il ouvre un compte egalement.

C’est en 1998 que le compte de « Birdie » est transféré à la banque REYL.

En 2009, le ministre de l’époque décide de transiter tous ces avoirs vers une société panaméenne Penderley Corp pour ensuite les transférer de nouveau à Singapour, à la suite d’une création de société offshore aux Seychelles. La société aux Seychelles a pour nom Cerman Group Limited. La banque de Singapour est la Julius Baer appartenant à la REYl.En 2013, Mr Cahuzac décide tout de même de rapatrier un peu moins de 700 000 euros pour les verser au Trésor Public.

Que de chemin me direz-vous ! Mais attendez ce n’est pas tout. Afin d’obtenir toutes les pièces du puzzle, nous devons regarder maintenant les comptes de la (ex) femme de Monsieur Cahuzac.

Mme Cahuzac procède avec son mari à la création d’une société en Angleterre au nom de Ellendale. Le compte bancaire de la société est la Royale Bank of Scotland sur l’ile de Man. En 2007, ce même compte n’est plus qu’au nom de Madame. C’est lors de la même année qu’elle décide d’ouvrir un compte offshore en suisse à la BNP Genève, mais quelques mois plus tard ce même établissement lui signifiera quelle ne souhaite guère la conserver comme cliente eu égard aux activités politiques de son mari.

En 2010, elle transfère l’équivalent de 900 000 livres à la banque Gonet en Suisse, puis elle décide de procéder à la création d’une nouvelle société sous le nom de Neptune et effectue l’introduction bancaire dans cette même banque. En 2013, ces comptes seront fermes et elle réalisera avec ses fonds (2.5 millions d’euros) une acquisition de 2 appartement à Londres. En 2014, ces appartements seront vendus et Madame Cahuzac rapatriera les fonds perçus de la vente.

Elle écopera de deux ans de prison. Puis dans la famille Cahuzac, cette fois ci je demande la mère. (Oh non pas la mère !!!!)

Les comptes de la mère de Jérôme Cahuzac ont été utilisés afin d’encaisser des chèques de patients ayant eu recours à des soins dans leurs clinique capillaire de 2003 à 2010. Les comptes ont été abreuvés d’une somme avoisinant les 200 000 euros.

Dans la famille Cahuzac je demande la grand-mère. Non cette fois on s’arrête là. Désormais, vous en savez un peu plus sur les différentes créations de sociétés offshore avec leur compte bancaire réalisés par notre Homme.

Chez Howard & Spector, nous procédons à la création de sociétés offshore et onshore et rappelons à toute personne qui souhaite bénéficier de nos services qu’il est important de le faire dans le cadre de la loi et si quelque doute persisterait, ne pas hésiter à se référer à un spécialiste en la matière.