Les Cumex files

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De nos jours, les banques européennes ont mis en place différentes procédures pour lutter contre la fraude fiscale, le blanchiment d’argent ou même le financement du terrorisme. Chaque établissement bancaire est libre d’établir sa propre politique à ce sujet. Les comptes professionnels sont particulièrement soumis à ces règles internes.

Aussi, les vérifications peuvent varier de la simple demande d’éclaircissement justifiant un mouvement de fonds, à la nécessité de fournir des documents prouvant la véracité de l’activité (contrat, facture, etc…). 

Les banques sont donc en principe les premiers rempares aux tentatives de fraudes.

Plusieurs milliards d’euros échappent au fisc 

Dans le scandale des Cum-ex que nous allons évoquer, ce sont bien les banques qui sont en première ligne de cette fraude massive.
Explications : Le scandale des Cum-ex files a pour particularité de ne pas utiliser des paradis fiscaux pour réaliser des montages opaques afin de faire de l’évasion fiscale, mais bien de duper les Etats grâce à des conventions établies entre certains pays. De plus, on ne parle pas d’ici d’une poignée d’individus isolés mais bien de traders, de banques et d’avocats.

Les mêmes qui sont censés prévenir en cas de tentative de fraudes, usent de moyens frauduleux pour échapper au fisc.

Tentons maintenant de comprendre ce procédé qui a généré plus de 55 milliards de fraudes en 15 ans !!!

Dans la vidéo ci-dessous, vous comprendrez comment grâce a des échanges boursiers, le fisc a été dans de nombreux pays dupé pendant de longues années.

Vous l’aurez compris, il s’agit dans ce cas de technique frauduleuse à très grande échelle, qui dépasse de très loin les fraudes fiscales qui peuvent exister grâce à des montages basiques tels que des créations de société en Angleterre ou en Ecosse par exemple.

Des banques françaises seraient également impliquées dans ce scandale tel que BNP Paribas, le Crédit Agricole ou encore la Société Générale. En France, la perte s’estime à 3 milliards d’euros par an.

A l’heure où l’évasion fiscale est régulièrement remise sur le tapis dans les débats politiques, cette affaire fait office de nouvelle bombe pile un an après les « Panama Papers ». Il est clair que les disparités de fiscalité laissent bien trop de failles surtout entre les Etats ayant des conventions établies dans le domaine de l’imposition.